De temps à autres l'on dort
Sur la lave des volcans
A la chaleur qui dévore
Qui fait bouillir les sangs
Et l'on se sent plus fort que ceux
Qui courent loin devant
Qui ont inventé des dieux
Qui aiment en brûlant
Qu'ils voulaient solides solides, solides
Mais qui aiment en jalousant
Avides, avides, avides
De l'amour des gens
En secret l'on babille
Dans de hautes Babel
Les langues livrées à l'oubli
Les dialectes des rebelles
Et l'on se sent plus grands que ceux,
Habitants des abris,
Qui ont construit pour des cieux
Qui écrasent et éparpillent
Qu'ils voulaient solides, solides, solides
Mais qui aiment en jalousant
Avides, avides, avides,
De l'amour des gens
Solides, solides, solides
Mais qui aiment en jalousant
Avides, avides, avides
Du savoir des gens
On se retourne hors des villes
Et mutés statues de sel
On les glace les dociles
Et le tireur de ficelle
Solides, solides, solides,
Mais qui aiment en jalousant
Avides, avides, avides
Du désir des gens