Durant un long moment
Il reste silencieux
Sans bouger
Examine lentâment
Une mĂšche de châveux
Parfumée
Puis il dit
Câest comme ça, câest la vie
Jâ vais pas en mourir
Je suis trop vieux pour ça
On doit sâattendre au pire
Ou câest bien fait, câest bien fait, câest bien fait
Câest bien fait, pour soi !
Sâasseyant sur le lit
Il sâoblige un regard
Sur la chambre
Il nây a plus rien ici
Yâ a plus que le fard
Et la cendre
Et il dit
VoilĂ , tout est fini
Je nâavais pas tout appris
Mais sacré nom de Dieu
Faut-il aimer la vie
Ou la jeter, la jeter, la jeter
La jeter au feu ?
La jeter au feu ?
Ses yeux roulent dans le noir
Sans quâil puisse y changer
Quelque chose
Les voies du désespoir
En pitreries se
MĂ©tamorphosent
Il se dit
Quelle erreur ai-je commis ?
Vais-je finir Ă genoux
Ou bien sur le tapis ?
Une femme vous tient debout
Puis un jour elle, un jour elle, un jour elle
Un jour elle, un jour elle
Elle vous scie
Elle vous scie
Plus tard, dans le jardin
Dans la fraĂźcheur du soir
Il repense
Ă ce quâil aimait bien
Venant dâelle ou de par
Sa présence
Et il dit
Jâen aurais bien repris !
Je le dis simplement
Avec humilité
Te suis reconnaissant
Pour tout le temps, tout le temps, tout le temps
Tout le temps, tout le temps passé !
Pour tout le temps passé !
Pour tout le temps, tout le temps, tout le temps passé !
Passé !
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